La peinture de Peter Doig s’appuie sur des images issues de souvenirs, de photographies ou de films, pour créer des espaces où le réel glisse vers l’onirique. Ses paysages — forêts, étendues d’eau ou architectures isolées — deviennent des territoires sensibles, atmosphériques, à la frontière de la figuration et de l’abstraction.
Dans les années 1990, un séjour à l’Unité d’Habitation de Briey, conçue par Le Corbusier, marque son rapport à l’architecture et au paysage habité. Sans s’y référer directement, l’exposition présentée à la Maison La Roche prolonge cette attention aux lieux et à leur pouvoir d’imaginaire.