En compagnie de Pascal Rousseau, journaliste et commissaire de l'exposition
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19 mai
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Hilma af Klint mène une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque ; et dans le secret, une production radicalement avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles. Dès 1906, bien avant Kandinsky ou Malevitch, elle crée des compositions audacieuses, où couleurs vives, formes géométriques et motifs organiques annoncent les grands courants de l’art moderne.
À cette occasion, le Grand Palais et le Centre Pompidou présentent son grand œuvre : le cycle des "Peintures du Temple" (1906‑1915), dont la série monumentale "Dix Plus Grands". L’exposition met également en lumière les multiples sources de son inspiration et interroge le rôle longtemps méconnu des femmes dans l’histoire de l’art moderne.
Première exposition monographique en France, cet évènement révèle aussi un destin hors norme. Hilma af Klint avait choisi de garder ses œuvres abstraites cachées, en les faisant sceller pendant vingt ans après sa mort. Il faut attendre 1986 et l’exposition The Spiritual in Art à Los Angeles pour que son œuvre soit enfin révélée au grand public.