19
septembre
2019

Sonja Ferlov Mancoba + Ernest Mancoba

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Sonja Ferlov Mancoba, travaillant sur The Little Careful One dans son atelier à Gudhjem, sur l'île de Bornholm au Danemark, en 1951 © Adagp, Paris 2019

En compagnie de Jonas Storsve, commissaire et Alici Knock, commissaire

Le Centre Pompidou poursuit son travail de mise en lumière d’artistes d’origine extra-occidentale souvent méconnus du grand public. Mariés à la ville et partageant le même atelier parisien, Sonja Ferlov Mancoba et Ernest Mancoba sont mis à l’honneur dans deux espaces distincts, pour rendre hommage à l’envergure de leurs pratiques, indissociables comme singulières. Découvrez ainsi la première rétrospective complète en France de Sonja Ferlov Mancoba (1911-1984).

Sonja Ferlov Mancoba propose dès les années trente un travail sculptural et pictural à la fois profondément personnel et lié aux mouvements artistiques danois et internationaux du 20e siècle. À la croisée de formes abstraites et figuratives, ses sculptures et ses dessins sont créés à partir d’un faisceau de références, allant des arts africain et précolombien jusqu’au surréalisme. Anthropomorphes, ses oeuvres dévoilent une façon de penser l’individu comme un être en perpétuel devenir, elles redessinent les frontières du corps, à la fois sur les plans matériel et métaphysiques, formels et spirituels.

Ernest Mancoba (1904 – 2002) est un artiste franco-sud-africain, écrivain, penseur, qui a traversé l’ensemble du 20e siècle. Peintre, sculpteur, dessinateur, c’est une figure inclassable et fascinante. En témoigne l’envergure de son parcours historique et transnational, au sein de sociétés répressives ou encore peu ouvertes au parcours autonome d’un homme noir. Son langage visuel, associé au mouvement CoBrA mais toujours suspendu entre figuration et abstraction, contribue par ailleurs à sa position singulière dans l’histoire de l’art. L’exposition se propose d’engager, pour la première fois en France, cette trajectoire effacée tant par une vie passée dans l’isolement, que par la complexité d’une recherche plastique en quête d’une réconciliation de mondes politique, spirituel et artistique.

jeudi 19 septembre 2019